Le moule

Le moule est un objet qui permet de donner la forme que l’on désire à une matière. L’être humain a été tiré de la matière c’est pourquoi il est susceptible de prendre ou de changer de forme.

L’homme a été formé par Dieu, déformé par le monde et il a besoin d’être transformé par CHRIST. La transformation nécessite un processus qui n’est pas forcément aisé pour la matière, car on travaille la matière pour lui faire passer d’une forme à l’autre.

Il est plus facile pour l’être humain de se fondre dans le moule du monde par le feu de la séduction. A l’inverse il est plus difficile de se fondre dans le moule du CHRIST par la douceur de l’amour. Mais Dieu voulant une forme parfaite pour sa créature, Il se voit obligé de le briser afin qu’il entre dans le moule.

Le moule du potier

Briser veut dire casser la forme précédente afin de récupérer la matière pour en faire une autre créature selon le modèle souhaité: c’est la transformation.

Dieu étant le potier par excellence, Il veut une forme parfaite pour ceux qu’Il a appelés selon Son dessein. En cela, Il ne cesse de les briser en les faisant passer par des épreuves, indispensables pour leur perfectionnement.

Pour délivrer de l’esclavage

Le moule du monde se résume à la corruption (séduction, convoitise, orgueil, etc.). Si le miroir n’est pas en mesure de nous révéler nos imperfections intérieures, celles de notre véritable « moi », Dieu les connait et veut les gommer afin de nous rapprocher du modèle parfait qu’est CHRIST, l’image du bien et de la justice.

Le monde actuel étant un monde des apparences, certains ne se rendent même pas compte qu’ils sont déformés. Déformation manifestée par l’orgueil, le complexe de supériorité ou d’infériorité, l’hypocrisie, l’amour de l’argent, la gabegie, l’immoralité, etc. Le complexe ayant gagné des vies, l’orgueil ayant séduit les cœurs, la convoitise ayant assujetti les plus vulnérables, c’est le règne de l’esclavage. Et, étant aveuglé par le feu des artifices, ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont déformés et privés de leur nature véritable.

la convoitise réduit à l’esclavage de vouloir toujours posséder même quand ce n’est pas utile. Le complexe conduit au mépris de soi-même et à la limitation. Sans s’en apercevoir, on ne vit plus pour soi-même mais en fonction des autres. C’est là encore une forme d’esclavage. L’orgueil est un tueur de destinée. Il écarte les élus de la voie de la réussite et du sommet. Il est le bras qui élève haut ceux qui se confient en lui, avant de les lâcher dans les airs jusqu’à ce qu’ils se brisent les os, parfois, pour ne plus jamais se relever.

Pour affranchir les hommes de cet esclavage, Dieu les fait passer par différentes épreuves afin de les briser et les rendre flexibles et capable de prendre la bonne forme, celle de l’humilité, la justice, la sanctification, etc.

Pour restaurer l’identité perdue

Le brisement est le passage obligé pour tous ceux qui veulent retrouver leur véritable identité. Le complexe, l’orgueil, la convoitise et même les épreuves subies sont des causes de déformation de l’âme poussant à la méconnaissance de soi-même. Le brisement permet à la personne qui y est soumise à reconnaître sa valeur qui ne dépend ni de ses possessions, ni de son apparence, ni des autres. Par le brisement, Dieu amène également les personnes à ne plus subir les épreuves, mais à les surmonter. A ne plus se laisser déformer par celles-ci, mais à en tirer sagesse.

Toutes les épreuves ne sont donc pas mauvaises, car certaines surviennent pour notre perfectionnement, notre libération et notre maturation. Il convient donc de discerner chaque épreuve afin d’en sortir plus fort, au risque de tourner en rond. Car tant qu’une épreuve n’est pas réussie, on fait du surplace jusqu’à ce qu’on la valide pour passer à l’étape suivante, un peu comme à l’école.

Réussir une épreuve, c’est comprendre la raison de son existence, tirer les leçons qui y sont associées et s’ajuster.

Le brisement n’est donc pas facile pour celui qui en fait l’objet, c’est même un moment de gémissement, comme une femme gémit a cause des douleurs de l’enfantement.

«Lorsqu’une femme accouche, elle éprouve de la douleur parce que c’est le moment ; mais à peine a-t-elle donné le jour au bébé, qu’elle oublie son épreuve à cause de sa joie d’avoir mis au monde un enfant.»

‭‭Jean‬ ‭16:21‬ ‭BDS‬‬

Mais à l’issue de cette épreuve, la transformation est réelle et la forme parfaite. Un véritable top modèle selon la vision de Dieu.

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